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Cela nous évite de le traîner quelques mètres. D'ailleurs ça nous serait peut-être, impossible : en tirant sur une patte, elle nous resterait dans la main, car ils sont plutôt faisandés !
Nous en jetons un coup, la proximité de ces cadavres en putréfaction, nous y incite afin d'en être débarrassé en vitesse ! A onze heures nous avons fini et nous rentrons à Berteaucourt, où nous mangeons la soupe, car deux poilus de la section restent là la nuit pour le ravitaillement.

La nuit suivante, nous montons sur la crête, au-dessus du cimetière de Berteaucourt pour commencer à creuser un boyau. Nous sommes toujours à la tâche, aussi nous dégrouillons-nous de manière à être rentrés pour minuit au plus tard.
Dans le jour, nous nous levons vers dix ou onze heures et nous faisons des manilles à n'en plus finir... toujours dans notre cave, car l'extérieur nous est interdit en plein jour.
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