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Vers midi, Fritz tape dans la vallée. Dans l'après-midi, nous remarquons que nous avons oublié de chercher un marteau. Nous nous décidons à redescendre.
Mais stupéfaction ! En arrivant c'est en vain que nous cherchons, dans l'amas de ruines qui est devant nous, des traces de la scierie !... Un 210 est tombé en plein dessus et les murs nagent maintenant dans l'Avre !... Notre pensée commune, à Dubois et à moi est que les boches ont bien fait d'attendre midi pour bombarder ! Deux heures plus tôt, qu'est-ce que nous prenions !

Pour rentrer nous passons près du cimetière de Dommartin, labouré par les obus. Les tombes sont éventrées, les croix arrachées et les quelques rares caveaux aplatis! Quelle destruction !...
Dans la nuit, nous allons travailler dans la plaine, au-dessus de Berteaucourt, nous amorçons un boyau.
Au cours de notre travail, quelques 105 atterrissent sans faire de mal à personne. Au petit jour, le signal de rentrer est donné. En passant la route Thézy-Cottenchy, nous prenons le pas de course, car c'est un endroit réputé dangereux, et en effet nous n'en sommes pas à deux cents mètres, qu'une belle rafale venait y atterrir !
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