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Nous nous couchons en rentrant et pouvons dormir tranquilles toute la matinée. L'après-midi et une partie de la nuit, car nous n'allons pas au travail, se passent dans la fabrication des briquets.
Le lendemain, 31 mai, nous faisons nos préparatifs de départ, car nous sommes relevés ce soir.
Dans la matinée, nous avons l'occasion de voir un journal. Ils marchent bien, les boches ! Les voilà à Septmonts, Chacrise, Ambrief, pays que je connais bien puisque j'y ai logé l'an passé.
Le soir, à onze heures, branle-bas et départ. Nous marchons rapidement, sans sentir la fatigue, pourtant très réelle... Nous marchons pendant quatre heures couvrant environ quatorze kilomètres. Nous faisons une grand'halte, alors que le petit jour se montre timidement. Puis nous nous remettons en route et arrivons à Saleux, un petit pays usinier assez populeux.
Ce doit être notre cantonnement de repos. Nous logeons dans un corps de bâtiment d'une tisserie. Le pays est partagé entre nous et les Anglais. Ils y ont une coopérative, où dès la première heure, nous apprenons que nous pourrons nous approvisionner, à profusion en cigarettes. Tant mieux, car la crise de tabac sévit un peu.
Le patelin est traversé par un cours d'eau assez profond. Je me repose un peu, puis avec deux copains : Noël et Dubois, nous filons prendre un bon bain qui nous remet d'aplomb vigoureusement.
Nous rentrons une heure après, pour la soupe, puis nous sortons en ville, faire la visite domiciliaire obligatoire !
Nous rentrons de bonne heure nous coucher et ne tardons pas à nous endormir d'un sommeil de plomb.
Le lendemain 2 juin, nous faisons la grasse matinée. Comme on trouve tout le ravitaillement désirable dans le pays, je m'offre un déjeuner un peu plus substantiel que celui de la roulante.
DAns l'après-midi, nouveau bain... Je rentrai tranquillement vers quatre heures, lorsqu'un agent de liaison vient annoncer que nous ayons à monter nos sacs en vitesse, car nous partons à six heures... Aie... Aie... quelque catastrophe !...
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