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Et voilà donc la raison toute simple, qui nous avait fait partir de Verdun. Cela avait donné lieu à beaucoup de commentaires mais personne n'avait pensé à la vraie raison.
Ce jour-là, l'après-midi, il n'y eut pas d'exercice. Nous devions occuper des locaux déserts qui avaient été aménagés, et dans lesquels on avait installé des paillasses et des sacs de couchage.
Je quittai donc mon bon lit, non sans regret.
Au rapport, on demanda des soldats ayant quelque instruction, pour suivre un cours d'élève-aspirant, après concours. Ma foi, je voulus me risquer, et je me fis inscrire. Ce fut tout à ce sujet, car il fallait attendre que notre candidature soit examinée par le capitaine Godefroy, commandant la 37e, et par le commandant Vuillaume, chef de bataillon du 166e, commandant d'armes de Wassy.
Au bout de quatre ou cinq jours, on alla voir le commandant qui nous interrogea sur notre instruction générale, nos idées. En un mot, sur toutes les questions, pouvant lui permettre de se faire une opinion. Cet interrogatoire nous prit toute la matinée. L'après-midi, pour la troisième fois, nous dûmes passer à la vaccination. Cela nous fit un jour de repos complet pour le lendemain.
Au rapport du premier mars, on nous lut les noms des hommes qui étaient admis à passer le concours des candidats-élèves-aspirants.

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