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Presqu'aussitôt, les caporaux demandent un volontaire par escouade, pour aller au ravitaillement. Je m'offre à y aller pour la dixième. La corvée se rassemble auprès du fourrier et nous partons nantis de bidons et de notre toile de tente.
Nous refaisons, en sens inverse, le chemin parcouru dans la journée. Nous pouvons dénombrer les cadavres étalés dans la plaine. Il y en a des morts... Des tirailleurs... des fantassins... des chasseurs... des morts... des morts... il y aura quelque chose comme croix de bois, d'ici peu !...

Nous suivons notre chemin tranquillement. L'artillerie boche s'est tue. Elle est sans doute occupée à s'installer sur de nouvelles positions.
Nous allons à Ménévillers. Mais les roulantes ne sont pas encore arrivées. Nous sommes obligés de faire une longue pause... Sitôt les cuistots arrivés et la distribution achevée, nous repartons... Nous voyons dans un ravin, les tanks qui se disposent à repartir en arrière. Vingt-quatre heures d'attaque et les voilà qui filent !...
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